Vendredi 1
Didactique des Sciences et des Technologies
Session 20
› 15:00 - 15:30 (30min)
› E10
Etude de la construction de la référence commune en sciences physiques au collège lors de deux activités conçues selon une conception particulière de l'approche par compétences
Laurence Marty  1, 2@  , Florence Ligozat  1@  , Patrice Venturini  2@  
1 : Université de Genève  -  Site web
24 rue du Général-Dufour CH - 1211 Genève 4 -  Suisse
2 : UMR-EFTS Université de Toulouse 2
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Apparue dans les années 1970 dans un contexte professionnel et économique, la notion de « compétence » s'est rapidement diffusée au sein de la sphère éducative et a contribué à la révision des curricula européens à partir des années 1990. En France, le programme de physique-chimie (2008) et le socle commun de connaissances et de compétences (2006) présentent des traces d'une approche par compétences, notamment à travers la colonne consacrée aux « Capacités » que sont censés maîtriser à terme les élèves. Au niveau de certaines académies, des groupes de travail formés par les IPR et des enseignants volontaires ont continué le travail de réflexion sur les compétences, ce qui a abouti à la production de « grilles de compétences », conçues à la fois comme un outil d'aide à la conception d'activités pour l'enseignant et un outil d'autoévaluation pour l'élève. Cette communication vise à interroger les potentialités et les limites de cette conception de l'approche par compétences à travers l'étude in situ des pratiques d'enseignement et d'apprentissage lors de deux activités consacrées aux propriétés de la matière dans une classe de 5ième de la banlieue toulousaine. Cette étude s'appuie sur l'articulation de deux cadres théoriques, l'un propre à la dynamique de construction d'une référence commune en classe (Schubauer-Leoni et al., 2007) et l'autre en lien avec la spécificité des modes de raisonnement en physique (Tiberghien, 1994). Les premiers résultats laissent apparaître que, dans des activités caractérisées par une transposition très parcellaire de l'activité scientifique, avec des compétences considérées comme largement indépendantes les unes des autres et déconnectées d'un contenu de savoir, les significations élaborées par les élèves ont tendance à être éloignées des enjeux de savoir et de compétences visés par l'activité, et que d'un autre côté, l'enseignant manque de possibilités de régulation pour laisser les élèves prendre en charge une partie de l'évolution de ces significations.


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